UN HOMME SANS HISTOIRE

PITCH:

La vie est comme un torrent à sec dont on suit sans en avoir conscience le lit,

Il suffit d’un peu d’eau pour que le voyage se précipite !

Alain est père de famille, marié, jamais divorcé (c’est assez rare pour qu’on le dise).

Serge a le parfait profil de l’homme d’affaire à la réussite accomplie

Alain est chauffeur de taxi !

Serge est tueur à gage !

20 millions de personnes, autour d’eux, et ils vont se rencontrer.

 

 

Scénario de Patrick COURTOIS

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Patrick Courtois, comédien metteur en scène auteur.

Patrick Courtois Belge d’origine est Parisien de cœur.

Il a fait ses études en Belgique (premier prix au Conservatoire Royal de Belgique), et c’est tout naturellement qu’il est arrivé à Paris pour entamer sa carrière de comédien et de metteur en scène. Découvert par Jean Le Poulain dès son arrivée, il travaille avec lui quelques années, puis prend son envol vers d’autres planches de la capitale.

Sa Belgitude le suit toujours, il a dans son comportement dans sa vision du monde, ce ton toujours juste et décalé à la fois des hommes du Nord. Dans ses mises en scènes, il a toujours abordé les thèmes quotidiens avec l’humour de l’autodérision : « Affreux sales et gentils », « Phèdre à repasser ».

Il a toujours écrit pour le théâtre (« One man Show » de Kamel « Titanik » « Pat & Pat »), mais cinéphile il a toujours eu un pied sur les plateaux en tant que comédien. De ses deux passions (la mise en scène et le cinéma) il a écrit un scénario de long métrage «Un homme sans histoire ».

On y trouve tout ses univers. Celui du nord : un homme ordinaire avec une vie ordinaire, qui sait prendre la vie de façon simple sans jamais se plaindre. Celui du sud : plus latin moins sacerdotal, qui se rebelle quand les choses vont très mal. On y voit aussi ses amours de cinéphile, pour les histoires simples d’homme des années 50-60, de ces hommes au avis tranchés, et aux réactions directes et franches.

Il y raconte la vie d’Alain un homme ordinaire à qui arrive une histoire un jour par hasard. Anachronique Patrick le transpose dans notre époque face à un monde de moins en moins humain, toujours plus individualiste. Pourtant malgré toutes les tentations, son personnage ne fait rien par égocentrisme, tous ses actes sont pour ses enfants, sa famille.

 

Statut : en développement / development

Casting: en cours

Durée / lenght : 90 minutes

Budget : 3,2 M €
Année de production / Year of production : 2013-2014
Réalisateur / Director : Patrick COURTOIS
Auteur / Writer : Patrick COURTOIS
Producteurs / Producers : Denis MENTZER (G-6 TEAM), Michel GALTIER (G-6 TEAM)

Directeur de la photographie / D.O.P. : Michel GALTIER

 

Synopsis

 

Alain chauffeur de taxi sans histoires, vit sa vie comme il peut. Sa femme, Marie, est un ange. Ses deux enfants sa réussite. Tout pourrait rester ainsi pour l’éternité mais doucement la crise le rattrape.

Oh, il n’est pas le seul. Il le voit bien au volant de sa voiture. Chaque fois qu’il traverse la ville, il est témoin de cette dégradation générale. C’est d’ailleurs étrange ce sentiment que génère la voiture. Voir la vie sans y participer ! Comme si le pare-brise pouvait nous protéger. Nous rendre simple spectateur. Mais la vie d’Alain va faire un brusque bon dans le réel.

Lorsqu’il prend en charge Serge, Alain est loin de se douter qu’il va servir de chauffeur à un tueur à gage. Tout ce qu’il voit c’est ce que tout le monde voit. Le masque parfait de la réussite. Serge ressemble plus à un homme politique qu’à un voyou.

Le premier arrêt semble des plus normal. Une banque. Y a-t-il meilleur endroit pour sentir la différence de traitement entre le quidam moyen et l’homme qui a réussi. C’est sûr Serge est quelqu’un d’important.

Le deuxième arrêt est bien différent. Certes l’immeuble est de belle facture mais ce que Serge vient y faire n’est pas une simple visite de courtoisie. C’est un véritable massacre. Les trois gardes du corps ralentissent à peine l’intrusion de Serge. Il les tue avec la dextérité qui caractérise sa grande maîtrise des armes. Il débusque sa cible cachée dans la salle de bain. L’homme a beau le supplier, Serge prend exactement deux minutes à le faire souffrir avant de l’éliminer définitivement. Mission terminée ! Une photo et Serge quitte les lieux.

Sur le palier, tout bascule. Serge a fait l’erreur d’épargner une innocente. Celle-ci va lui faire payer en lui plantant un couteau dans un rein. Serge malgré sa blessure, la tue et l’abandonne dans le hall d’entrée. Il se précipite dans le taxi de Alain.

Alain est hélas pour lui trop observateur. En passant devant l’immeuble, il voit le corps abandonné comme une poupée de chiffon. Cette fille est morte. Au regard de Serge, aucun doute possible, Alain sait que c’est lui qui vient de la tuer. Ils savent tous deux que l’affrontement est inévitable. Serge ne peut pas laisser de témoin. Alain ne peut pas mourir, il a une famille à nourrir.

Chez Alain, Marie termine le dîner avec les petits. Elle s’inquiète déjà. Quand Alain revient, il a une nouvelle chemise et un air étrange. Mais Alain parle peu. Et que dire à celle qu’il aime?

J’ai tué un homme ce soir? J’ai lutté pour ma vie et cette fois j’ai gagné? Non, il vaut mieux profiter de ce que la nuit a encore de serein.

C’est effectivement le lendemain que le véritable ennemi se révèle. L’argent. Quelques billets qui vont réveiller l’espoir d’une vie meilleur. Si quelques billets ramènent des sourires au sein de la famille, qu’en est-il des rêves que pourrait rendre réelle la totalité du prix du sang.

Il a été facile d’enfiler la chemise du tueur, pourquoi ne pas endosser le rôle de Serge. Faire vivre virtuellement Serge quelques heures de plus. Juste le temps de toucher la récompense de son travail. Ce n’est pas bien ! Mais voler des monstres, est-ce voler ?

C’est le premier petit pas vers l’impensable. Le deuxième viendra vite sous la forme d’une autre mission. Cette fois impossible de rester dans le virtuel. Il faut aller sur place. Pour voir. Seulement pour voir. Sans vraiment avoir décidé de tuer.

Alain bascule. La chance est de son côté. Abattre un salaud presque en état de légitime défense, cela fait-il d’Alain un monstre ? Trop tard, les dés de la destinée sont lancés.

Alain va s’enfoncer dans la violence, la gradation est imperceptible mais le niveau monte. La fois suivante c’est une nouvelle fois pour sauver des vies qu’il va tuer. Au volant de son taxi, il échappe de justesse à un attentat.

Ce qui est étonnant dans tout cela. C’est que personne, même pas la police, ne semble pouvoir imaginer que quelqu’un d’aussi insignifiant qu’Alain puisse être autre chose qu’une victime !

Alain a changé ! Il ne veut plus être celui qui a une bonne tête de victime. Il doit se faire respecter. Et il fera tout pour ça. Maintenant, c’est lui le chasseur. Il va vaincre. C’est une vraie plongée dans la violence qui l’attend. Mais il a de bonnes raisons. Il en est sûr. Il fait tout ça pour les siens.

Alain finira par gagner. Il n’aura tué que des voyous. Il n’y a pas de mal ou si peu. Mais c’est au quotidien qu’il va devoir gérer cette violence qui l’habite maintenant.

 

Le pourra t’il ?